Sur un marathon, les ravitaillements restent un point clé, souvent sous-estimé dans la performance. À Paris, l’édition 2026 va faire évoluer ce paramètre avec un dispositif inédit pour les coureurs les plus rapides. L’organisation a en effet décidé d’étendre le système des bidons élites aux profils visant moins de 2h50.
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Un ravitaillement repensé pour les coureurs en sub 2h50
Dans la continuité de sa transition écologique, le Marathon de Paris supprime les bouteilles et gobelets plastiques sur l’ensemble du parcours. À la place, les coureurs devront s’appuyer sur des rampes à eau, des douchettes et leurs propres contenants.
Dans ce contexte, l’organisation met en place une adaptation pour les profils les plus rapides. Les coureurs engagés dans le sas préférentiel, avec une allure cible autour de 4’01/km, auront accès à des bidons pré-remplis directement fournis sur les zones de ravitaillement.
Ce fonctionnement reprend celui des élites, avec un format simplifié. Il ne sera plus nécessaire de ralentir pour remplir un contenant personnel. En 2025, près de 700 coureurs étaient passés sous la barre des 2h50, un volume qui justifie la mise en place de ce dispositif intermédiaire.

Un gain de fluidité mais un cadre strict
L’apport est immédiat sur la gestion de l’effort. La prise de boisson devient plus rapide, sans rupture de rythme. Sur un marathon couru à haute intensité, chaque ralentissement peut impacter la régularité. Ici, le passage au ravitaillement est simplifié, avec moins de manipulation et une meilleure continuité dans l’allure.
Ce fonctionnement rapproche les conditions de course de celles observées sur les pelotons élites, avec une hydratation plus directe et plus lisible.
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Des règles précises à respecter
L’accès à ce dispositif reste encadré. Il est réservé aux coureurs du sas préférentiel et dépend du maintien de l’allure cible. En cas de baisse de rythme, le basculement vers le système classique est automatique.
Autre point clé : la gestion des déchets. Les bidons devront être déposés dans des zones spécifiques situées environ 150 mètres après les ravitaillements. Tout manquement expose à une disqualification.
Ce cadre strict s’inscrit dans une logique globale de contrôle et de réduction des déchets. Les bidons seront récupérés, lavés puis réutilisés sur plusieurs éditions.

Un dispositif qui interroge
Si le gain en confort et en fluidité est réel, l’accès limité à une minorité de coureurs alimente les discussions. Le seuil des 2h50 exclut une large partie du peloton, y compris des profils compétitifs dans certaines catégories.
Entre logique de performance et volonté d’harmonisation des ravitaillements, le Marathon de Paris introduit ici un modèle hybride, qui pourrait évoluer selon les retours des prochaines éditions.

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