Brooks ne prend pas de risque avec sa Ghost, un modèle installé depuis des années dans le quotidien de milliers de coureurs. Pour cette 18ᵉ itération, la marque américaine ne touche pas à ce qui fait le succès de la paire : la mousse DNA LOFT v3 infusée à l’azote, déjà présente sur la Ghost 17, reste en place. Le changement se joue ailleurs, sur la tige, pensée pour corriger les petits défauts remontés par les coureurs sur la version précédente.

Si l’amorti ne bouge pas, c’est justement la question qui se pose : la Ghost 18 a-t-elle de quoi convaincre les coureurs déjà équipés d’une Ghost 17 ? Brooks mise sur un nouveau mesh jacquard technique, une languette flat-knit plus souple et une semelle intérieure Ortholite retravaillée pour améliorer l’accueil du pied, sans toucher à la géométrie qui a fait la réputation du modèle.
La marque intègre aussi une part plus importante de matériaux recyclés, dans la lignée de ses engagements sur ses modèles phares. Reste à savoir, sur le terrain, si ces ajustements suffisent à faire évoluer la sensation par rapport à la version précédente, ou si la Ghost 18 se contente d’un lifting cosmétique. C’est tout l’enjeu de ce test.
Séances réalisées avec la Ghost 18 :
Confort global
Note :
(7/10)
On se sent bien quand on met le pied dans la chaussure. On est bien maintenu et à l’aise. La chaussure ne fait pas mal et n’a provoqué aucune ampoule lors des premières sorties.

Dynamisme
Note :
(6/10)
La chaussure offre un amorti plutôt souple, mais manque légèrement de dynamisme à haute vitesse. À allure plus modérée, elle peut aussi solliciter davantage les mollets sur les sorties longues.
Amorti
Note :
(6/10)
L’amorti est assez ferme et rigide pour ce type de modèle. Il pourra convenir aux coureurs qui aiment les sensations directes, mais son manque de moelleux limite légèrement le confort et l’économie de course sur les longues distances. La chaussure offre un contact au sol assez marqué, sans pour autant se distinguer par un dynamisme très prononcé.
Stabilité et Maintien
Note :
(10/10)
Le pied est mieux maintenu dans la chaussure grâce à la nouvelle languette qui épouse mieux sa forme. Pas de douleur quand le pied est à l’intérieur.
Dans tout type de virages, on sent qu’on est bien maintenu. De par le maintien intrinsèque de la chaussure mais aussi par la semelle qui est assez large et se déforme peu.
Adhérence
Note :
(8/10)
Sur chaussée humide, l’adhérence peut montrer quelques limites à haute intensité. Sur sol sec, en revanche, elle reste efficace et rassurante, aussi bien sur les chemins que sur le bitume ou la piste. 
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