Alex Boucheix : « J’accorde beaucoup d’importance au confort »

Publié le 10/12/2021

On a pu échanger avec Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, à propos de sa pratique de l'ultratrail et de son lien avec les équipements, notamment Salomon.

Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte est un ultra-traileur parisien, comme on en fait peu. En effet, il court deux heures par jour, ce qui lui fait des semaines à 160 kilomètres environ. Outre ses entraînements intensifs et répétés, il participe à la plupart des gros ultratrails français. En 2021, il a par exemple enchaîné 9 courses en six mois, dont l’UTMB, la Diagonale des Fous, la Maxi Race et la LyonSaintéLyon dont il finira vainqueur. Échange avec un athlète pas comme les autres !

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Arrivée de la LyonSaintéLyon 2021 / Crédit photo : Maxime Jegat

Quelle relation as-tu avec Salomon ?

Chez Salomon, je suis considéré comme un ambassadeur. Je reçois des dotations produits et je les teste. Au départ, quand j’ai intégré le team d’ambassadeurs, je courais beaucoup moins et j’avais de moins bons résultats. C’est un peu mon style d’ultra-traileur parisien et blogueur qui leur a plu. Les résultats sont arrivés un peu après. Maintenant, je suis peut-être un peu plus athlète qu’ambassadeur. Ce qui est cool avec Salomon c’est que je suis libre. J’ai le temps pour tester le produit en question, et je peux leur faire des retours qu’ils prendront en compte pour l’améliorer par la suite. Je suis utile pour eux car je cours énormément donc je leur fait des retours rapides, souvent axés sur la durabilité de la chaussure.

Est-ce que tu prêtes attention aux équipements que tu portes ? 

De base, quand j’ai commencé à courir, je regardais les chaussures qu’avaient les bons coureurs. Je me disais que s’ils couraient bien avec, alors moi aussi je pouvais. Puis, quand t’as un petit peu tout testé et quand tu enchaînes beaucoup d’Ultratrails, tu te rends compte que c’est ce qui te va à toi, qui est important. Quand j’ai commencé, je pensais que « trail », ça voulait dire Speedcross. Je les ai portées pendant mes 2 ou 3 premières années. J’ai fait la Diagonale des Fous et la SaintéLyon avec par exemple. Je pensais que c’était pour moi, c’était bête et méchant, et après je me suis adapté. Maintenant, je suis au point où je change de chaussures en fonctions des courses, du type de terrain, de la distance etc.

En ce moment, les chaussures que j’utilise le plus, c’est les Ultra Glide. Elles sont très amorties et de base j’avais du mal avec les chaussures très amorties car je me disais qu’elles étaient lourdes, mais avec ma pratique quotidienne, je suis obligé d’en avoir sous le pied sinon je me flingue. J’utilise aussi beaucoup les S/Lab ultra 3 qui sont plus légères et plus performantes. Après dernièrement j’avais un prototype mais là, je ne peux pas en dire plus.

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RacePack Maxi Race 2021 / Crédit photo : Instagram – @casquetteverte

Tu as toujours couru en Salomon ?

 Mes toutes premières chaussures, c’était Nike je ne sais plus lesquelles mais elles n’étaient vraiment pas chères. j’ai aussi eu des ASICS Noosa Tri que j’adorais, j’en avais achetées plusieurs. Après, j’ai basculé sur la Speedcross comme je le disais juste avant. Puis une fois que Salomon est venu vers moi, j’ai testé de nouvelles choses. J’étais vraiment heureux car j’aimais vraiment leurs produits. Ce qui est toujours le cas d’ailleurs.

Tu utilises des chaussures de route ?

Alors de moins en moins, avant j’utilisais pas mal les Sonic Accelerate et Sonic Balance. Maintenant, je me rends compte que j’aime bien utiliser mes chaussures de trail usées, pour de la route. C’est aussi une manière de ne pas jeter mes chaussures trop vite. J’ai envie de les utiliser jusqu’au bout. Si un jour je veux me tester sur des compétitions sur route, je prendrai les S/Lab Pulsar qui sont moins considérées comme du pur trail. Elles sont légères et dynamiques, comme j’aime.

Avec tout ce que tu fais, comment tu fais pour ne pas te blesser ?

Avant, je me blessais beaucoup. En fait, je me suis rendu compte que j’usais beaucoup trop vite mes chaussures, ce qui usait aussi mon corps. Tous les jours je courais avec les mêmes chaussures et ça me tapait partout dans le corps. Maintenant, je cours deux jours avec une paire et deux jours avec une autre en adaptant la chaussure à la surface évidemment. Ça permet aussi d’être polyvalent. C’est d’ailleurs ça qui est cool. Dès que je change de chaussures, je sais que j’y serai à l’aise. Ça peut être très utile lors d’une course, si je souhaite changer de stratégie et porter de nouvelles chaussures à un moment particulier.

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Lors de l’UTMB 2021 / Crédit photo : Yan Gobert

Tu penses quoi de l’arrivée du carbone dans le run et dans le trail ? 

Pour moi, athlétiquement, on a atteint le max, ou presque. On est à 99% des performances max. Les mecs sont en train d’aller chercher ce dernier point grâce aux nouvelles technologies. Du moment que tout le monde puisse avoir accès à ces nouveautés ça me dérange pas. Dans l’histoire du sport, on a toujours battu des records et on en battra encore, c’est normal. Sur des distances comme un marathon, oui le carbone peut aider. Sur du très très long, ça ne change rien à la performance je pense car on recherche du confort avant tout. 

Pourquoi une casquette verte ? As-tu un autre équipement fétiche ?

Alors ça a commencé quand j’étais encore étudiant à la fac. J’étais président de mon BDE et on avait organisé un gros week-end avec des t-shirts et des casquettes. J’avais tout stocké dans ma cave et on en avait beaucoup trop. Quand j’ai commencé à courir, je me suis mis à les porter. Puis, mes potes en avaient marre de voir ma tête sur les réseaux dès que j’allais courir. Je me suis mis à prendre ma casquette en photo à chaque sortie, et c’est resté, les gens ont commencé à me suivre et à me distinguer comme ça.

Sinon en ce moment j’ai ma période Carambar, j’en prends souvent avec moi. J’ai aussi eu ma période pistache, c’est assez bizarre. Mais je ne privilégie aucun équipement par rapport à un autre. Je ne suis pas attaché aux équipements ultra performants par exemple, je peux aussi partir avec des chaussures ou chaussettes pas adaptées en soit. Du moment que je me sens bien dans ce que je porte. J’accorde beaucoup d’importance au confort.

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