Certaines chaussures de running ou de trail peuvent mettre du temps à sécher après une sortie sous la pluie, dans la boue ou sur des chemins détrempés. Pour pouvoir enchaîner les entraînements sans repartir avec une paire encore humide, quelques gestes simples permettent d’accélérer le séchage sans abîmer les matériaux.
Pourquoi bien faire sécher ses chaussures de running ?
Le séchage fait partie de l’entretien d’une paire de running. Une chaussure humide est moins agréable à porter, favorise les mauvaises odeurs et peut créer des frottements pendant la course. Sur une sortie longue ou une séance rythmée, ces frottements peuvent vite provoquer des échauffements ou des ampoules.
L’humidité peut aussi avoir un impact sur la durée de vie de la chaussure. Si elle reste piégée trop longtemps dans la tige, la semelle de propreté ou les renforts, elle peut fragiliser certains matériaux. C’est encore plus vrai sur les chaussures de trail, souvent plus exposées à la boue, aux flaques et aux terrains gras. Avant de chercher à sécher vite, il faut surtout sécher correctement.

Comment faire sécher ses chaussures sans les abîmer ?
La meilleure méthode reste un séchage lent, à l’air libre, dans une pièce sèche et ventilée. L’objectif est d’évacuer l’humidité sans exposer la chaussure à une chaleur directe.
1. Retirer les semelles et ouvrir la chaussure
Premier réflexe après une sortie humide : enlever les semelles de propreté. Elles retiennent souvent beaucoup d’eau et sèchent moins bien lorsqu’elles restent dans la chaussure.
Il faut ensuite desserrer les lacets et ouvrir la languette au maximum. L’air circule mieux à l’intérieur, ce qui permet à la tige et à l’avant-pied de sécher plus vite. Les semelles peuvent sécher à part, à l’air libre, près d’un léger courant d’air ou devant un ventilateur.
2. Éponger le surplus d’eau
Si les chaussures sont trempées, il est utile de passer une serviette ou un chiffon absorbant sur l’extérieur et l’intérieur. L’idée n’est pas de frotter fort, mais d’absorber le plus gros de l’humidité.
Sur les matières plus fines, comme certains mesh, mieux vaut appuyer doucement pour ne pas fragiliser la tige. Ce geste simple permet déjà de réduire le temps de séchage.

3. Utiliser du papier journal ou de l’essuie-tout
La méthode la plus simple consiste à placer du papier absorbant dans la chaussure. Du papier journal ou de l’essuie-tout peut faire l’affaire. Il faut bien remplir l’intérieur, jusqu’au bout de l’avant-pied, car cette zone reste souvent humide plus longtemps.
Si la paire est vraiment mouillée, il faut changer le papier toutes les quelques heures. Tant qu’il ressort humide, c’est que la chaussure contient encore de l’eau. Cette méthode permet d’accélérer le séchage sans exposer la chaussure à une source de chaleur.
4. Placer les chaussures dans un endroit ventilé
Une fois les semelles retirées et le papier placé à l’intérieur, les chaussures doivent rester dans une pièce sèche, à température ambiante. Un ventilateur peut aider à gagner du temps, surtout si les chaussures sont bien ouvertes.
Le ventilateur est une bonne option, car il accélère la circulation de l’air sans chauffer la chaussure. C’est plus sûr qu’un sèche-cheveux, un radiateur ou un sèche-linge.
5. Éviter le radiateur, le sèche-linge et la chaleur directe
Le sèche-linge est à proscrire. Entre les chocs dans le tambour et la chaleur, la chaussure peut se déformer, perdre en maintien ou voir certains collages se fragiliser.
Même logique avec un radiateur, une cheminée, un poêle ou un sèche-cheveux trop chaud. Il ne faut pas placer ses chaussures directement sur un radiateur, ni dessous. La chaleur directe et prolongée peut abîmer le mesh à long terme, le rendre moins souple et altérer la tenue de la tige. Elle peut aussi agir sur les collages et les renforts.
Le soleil direct derrière une vitre est aussi à éviter. Il peut provoquer une déformation locale, une décoloration ou un séchage trop agressif de certaines zones.

6. Nettoyer la boue avant le séchage
Après une sortie trail, il vaut mieux retirer rapidement la boue avant de laisser sécher la paire. Une brosse douce et un peu d’eau tiède suffisent souvent. Laisser la boue sécher sur la tige ou la semelle peut encrasser les matériaux et rendre le nettoyage plus difficile par la suite.
Une fois la boue retirée, il faut reprendre les mêmes étapes : semelles sorties, lacets desserrés, papier absorbant à l’intérieur, puis séchage à l’air libre dans une pièce ventilée.
7. Alterner les paires quand on court souvent
Selon le niveau d’humidité, une paire peut mettre 12 à 24 h à sécher complètement. Pour les coureurs qui enchaînent plusieurs sorties dans la semaine, alterner entre deux paires reste la solution la plus simple.
Cela laisse le temps aux chaussures de sécher naturellement, sans avoir besoin de forcer le séchage. En région pluvieuse, un sèche-chaussures à air tiède, pensé pour le sport, peut aussi être utile. Il faut simplement éviter les modèles qui chauffent trop fort.
Le bon réflexe reste donc assez simple : retirer les semelles, ouvrir la chaussure, absorber l’humidité avec du papier, puis laisser sécher à l’air libre. C’est moins rapide qu’une source de chaleur directe, mais bien plus sûr pour préserver la paire sur la durée.
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