Eddy Ferhi, ASICS France : « Le trail a une place prépondérante chez nous »

Publié le 05/03/2022

On a échangé avec Eddy Ferhi à propos du trail chez ASICS, notamment via le stage qui a été organisé à Tenerife avec les athlètes de la marque japonaise.

Chez ASICS France, Eddy Ferhi s’occupe de la gestion des partenariats aussi bien pour les athlètes en sport individuel, comme le running ou le trail, mais aussi pour les athlètes des sports collectifs. Il gère également les campagnes d’activation et les partenariats événementiels de la marque, avec le Marathon de Paris par exemple. On a pu échanger avec lui autour du trail chez ASICS France et des ambitions de la marque pour les années à venir.

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Quelle est la place du running/trail chez ASICS France, va-t-elle grandir sur cette année 2022 ?

Le running a une place prépondérante chez nous. On considère que le trail fait partie de cette activité, comme une extension. Certes, avec ses spécificités et un certain type de pratique, de culture et d’état d’esprit mais voilà, c’est très apparenté à ce qu’on fait sur le running. À moindre proportion, on a aussi le triathlon. On constate que le trail est une activité dont la croissance est forte. Les gens sont de plus en plus dans la nature, même si évidemment, le COVID a joué un grand rôle. C’est effectivement quelque chose qu’on a envie d’accompagner et un rendez-vous auquel on a envie d’être !

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Le team trail d’ASICS était récemment en stage sur l’île de Tenerife, peux-tu nous en dire plus ?

Le trail a une place vraiment grandissante chez nous, il y a de plus en plus d’athlètes qui sont intégrés. Concrètement, le team trail d’ASICS était principalement français avec Sissi Cussot, Xavier Thévenard, Benoît Girondel etc. Aujourd’hui, il y a une vraie volonté d’internationaliser nos athlètes parce que le phénomène, on le ressent partout en Europe. C’est pour ça qu’aujourd’hui, on a plus d’une trentaine d’athlètes ASICS. Il est important pour nous que les athlètes se sentent au sein d’une famille, qu’ils puissent interagir avec nous, qu’on puisse apprendre à se connaître et à et à travailler ensemble. 

Ce stage servait aussi à cadrer l’accompagnement des athlètes. On a signé un partenariat avec Tenerife qui nous met à disposition des infrastructures et des facilités d’entraînement, dans un cadre qui est évidemment paradisiaque pour le sport. Ça nous permet de lancer la saison de nos athlètes dans des conditions idéales, d’avoir des accès privilégiés à pas mal de choses, et de les mettre sur les bons rails pour qu’ils puissent réussir leur saison.

Comment sont suivis vos athlètes ? 

Les athlètes se gèrent eux-mêmes. On ne leur impose pas de calendrier, pas de séances spécifiques. Nos athlètes ont une bonne capacité d’indépendance et un moteur interne. On essaie vraiment de préserver ça, et de le respecter. L’idée, c’est parfois de pouvoir se regrouper, de s’entraîner ensemble comme on a fait pendant le stage mais après, chacun va aller chez lui ou chez elle, et reprendre ses objectifs.

On met à leur disposition de l’expertise sportive, notamment avec Laurent Ardito mais aussi Thomas Lorblanchet, pour pouvoir les accompagner. On a de plus en plus de jeunes qui constituent notre équipe, c’est toujours important de les accompagner sur le plan sportif, matériel mais aussi sur l’image. À Tenerife, on a une petite formation de base des réseaux sociaux. Leur utilisation n’est pas forcément naturel pour chacun d’entre eux. Ça leur permet de prendre la parole, de développer leur propre marque, leur identité sur les réseaux… c’est important.

Le Trail Elite Factory est-il votre principale ressource pour recruter des jeunes traileurs ?

Oui, principale mais pas unique. C’est d’ailleurs pour ça qu’on l’a créé. Les retours qu’on avait du terrain, c’est qu’il y avait un gros vivier d’athlètes qui ne savait pas forcément comment se mettre en avant, à quel moment faire la démonstration de leur capacité et comment interagir avec une marque pour créer un partenariat. Donc c’est venu à point nommé. Je pense que son succès et la qualité des athlètes qui en ont émergés sont vraiment la preuve que ce vivier existait et que nos informations n’étaient pas erronées. Chaque année, un homme et une femme intègrent le team, puis on essaie de les faire grandir avec nous, les mettre au contact d’athlètes plus aguerris qui ont déjà fait leurs preuves, capables de transmettre leurs connaissances.On ne s’interdit pas non plus d’autres sources, d’autres réseaux. On a des antennes un peu partout sur le terrain, capables de capter d’autres profils qui n’ont pas forcément fait le test mais qui auraient pu gagner ou en tout cas, bien figurer.

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On sélectionne les athlètes pour leurs qualités sportives et leurs performances évidemment très importantes, mais aussi pour leurs qualités humaines. On est une marque fondée là-dessus : l’équilibre entre le corps et l’esprit. Ce sont des athlètes accessibles, contents d’être là, émerveillés, qui ne sont pas blasés et qui prennent vraiment du plaisir. On l’a vu dans le cadre de la semaine à Tenerife, je pense qu’ils ont tous joué le jeu à fond de façon très honnête et sincère parce qu’ils prenaient un vrai plaisir à être là, à se découvrir, à apprendre des plus expérimentés. C‘est aussi la grande force de cette initiative : révéler des profils sportifs, mais aussi des profils humains. 

Les athlètes interviennent-ils dans la conception de nouveaux produits ?

Pas forcément tous, mais les athlètes les plus expérimentés oui. Il y en a qui sont hyper preneurs d’être intégrés comme ça et d’autres qui sont un peu moins à l’aise. On essaie d’identifier les profils pour ce type de choses et on leur fait parvenir des prototypes qui leurs correspondent. Leurs retours sont très précieux pour nous.

Tenerife n’était pas le lieu pour ça, mais à l’avenir, ce type de stage va nous servir de « laboratoire », où on pourra les exposer à nos nouveautés, leur permettre de voir des photos, d’échanger avec nos équipes produits, directement dans le cadre d’une séance où post séance pour faire en sorte que les athlètes soient au plus près du développement. 

C‘est quelque chose qu’on fait à la première occasion parce que c’est vraiment eux qui nous permettent d’avoir le pouls de la pratique du marché. Si nos produits répondent à leurs attentes, alors ils répondront aux attentes de quasiment n’importe quel traileur. 

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À l’avenir dans le trail, quels sont les principaux objectifs d’ASICS ?

Plusieurs points cette année. Proposer des actions afin d’accompagner la forte croissance du trail en France qui représente une part de marché de 30% du running en général. ASICS a fait plus de 50% de croissance depuis les deux dernières années.

On souhaite cibler les traileurs confirmés, évidemment importants dans notre activité et aussi gros consommateurs de trail. On a prévu une grosse campagne lors de l’UTMB pour accompagner nos athlètes, mais on veut aussi être présents sur le salon et en média autour, car c’est un temps extrêmement fort pour le trail en France. 

On souhaite aussi se tourner vers ces nouveaux traileurs qui découvrent la pratique. Ils sont aussi très importants pour nous. L’ASICS SaintéLyon est par exemple un excellent levier pour toucher ces gens qui découvrent le trail : une course démocratique, accessible mais aussi très dure. L‘idée, c’est d’accompagner le consommateur trail dans toute sa variété quel que soit son niveau, quels que soient ses attentes et ses besoins en termes de performance. 

Par quels moyens ASICS tente de se démarquer de la concurrence ?

Le running est un secteur qui est extrêmement compétitif. Il faut savoir être réactif et dynamique, notamment à travers nos produits. On a une gamme très complète depuis quelques années et je pense que les consommateurs sont capables de trouver un produit qui leur correspond. On cherche aussi à se démarquer par le biais de nos athlètes et de nos partenariats. La lutte est féroce, il faut savoir jouer avec ses atouts et heureusement, on en a quelques-uns.

Crédit photos – Colin Olivero (Instagram @colinolivero)

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