La Nike Alphafly 4 n’a pas encore été présentée officiellement. La marque n’a pas donné de nom définitif, de date de sortie, ni de fiche technique complète. Pourtant, plusieurs prototypes aperçus en course laissent penser que Nike prépare déjà la suite de sa chaussure marathon la plus radicale.
Voir cette publication sur Instagram
Pour le moment, il faut donc rester mesuré. Les images ne permettent pas de confirmer tous les choix techniques, mais elles donnent quelques indices. Semelle plus sculptée, plaque plus visible, tige plus montante : la prochaine Alphafly semble prendre forme, sans que l’on sache encore à quel point le modèle final sera proche de ces prototypes.
Des prototypes déjà visibles en course
Nike a récemment montré plusieurs prototypes de course validés par World Athletics. Ce point indique que ces chaussures peuvent déjà être utilisées en compétition officielle. La marque précise aussi que ces modèles sont portés par des athlètes élite, ce qui laisse penser que la phase de test est déjà avancée.
Le prototype associé à la future Alphafly 4 aurait notamment été aperçu sur plusieurs grandes courses. À Londres, Jacob Kiplimo aurait couru avec une version de cette chaussure. À Boston, Charles Hicks aurait aussi porté un prototype noir, assez proche visuellement de l’univers Alphafly.

Ces apparitions ne confirment pas une sortie imminente. Elles montrent plutôt que Nike ne travaille plus seulement en interne. Le modèle est déjà visible sur route, dans des conditions de course réelles, aux pieds de coureurs capables de pousser la chaussure à très haute intensité.
La question n’est donc pas de savoir si Nike prépare une nouvelle chaussure de marathon. La marque l’a déjà laissé entendre. La vraie question est plutôt de savoir quand ce prototype deviendra un modèle commercial, et sous quel nom exact.
Ce que le prototype laisse entrevoir
Le premier élément visible concerne la semelle intermédiaire. Le prototype paraît conserver l’ADN de l’Alphafly, avec une plateforme haute, massive et très orientée vers le marathon. Par rapport à l’Alphafly 3, la semelle semble encore plus travaillée dans sa forme.
Une semelle plus sculptée
On distingue notamment de grandes découpes sous le pied. Elles pourraient servir à retirer de la matière, à limiter le poids ou à modifier la manière dont la chaussure se déforme à l’impact. Sans données officielles, impossible d’aller plus loin. Ce que l’on peut dire, c’est que Nike semble travailler autant la géométrie de la plateforme que la quantité de mousse.
Cette approche peut aussi être liée au cadre fixé par World Athletics. Les chaussures de course sur route restent limitées par une hauteur de semelle maximale. Les marques peuvent donc chercher à optimiser les zones qui ne sont pas directement concernées par les points de mesure. Sur ce prototype, Nike semble justement jouer avec les volumes, les ouvertures et les appuis.

Une plaque plus visible à l’avant
La plaque paraît aussi évoluer. Sur certaines images, elle semble se prolonger vers l’avant de la chaussure, avec une partie plus visible près des orteils. Ce détail pourrait jouer un rôle dans la bascule vers l’avant et dans la rigidité au moment de la poussée.
Il faut rester prudent. On ne connaît pas la forme réelle de la plaque, ni sa longueur, ni son niveau de rigidité. Le prototype donne simplement l’impression d’une plateforme plus marquée, avec une structure plus lisible sous l’avant-pied.
Sur une chaussure pensée pour le marathon rapide, ce type de construction peut avoir du sens. L’objectif serait de favoriser une transition efficace, tout en gardant une plateforme stable malgré la hauteur de semelle. Mais sans essai ni fiche technique, cela reste une lecture visuelle.

Une tige plus montante
La tige semble être l’autre changement visible. Elle paraît plus haute que sur l’Alphafly 3, avec une construction proche d’une chaussette autour de la cheville. Ce choix tranche avec certaines chaussures de marathon très minimalistes, où la tige est réduite au maximum pour gagner du poids.
Nike pourrait chercher ici un maintien plus enveloppant. Sur une chaussure aussi haute, le verrouillage du pied reste un point sensible. Une tige plus couvrante peut aider à mieux tenir le pied dans la plateforme, surtout à allure élevée et après plusieurs kilomètres.

Cette construction peut aussi poser la question du poids. Une tige plus présente ajoute généralement de la matière. Les grandes découpes visibles sous la semelle pourraient justement servir à compenser une partie de ce surplus. Là encore, tout reste à confirmer.
Un autre point reste ouvert : les unités Air Zoom. Elles font partie de l’identité de l’Alphafly depuis ses premières versions. Sur ce prototype, leur présence n’est pas clairement lisible. Elles pourraient être conservées, modifiées ou mieux intégrées dans la semelle. Nike n’a encore rien confirmé sur ce sujet.
Une chaussure non officialisé
À ce stade, la Nike Alphafly 4 ressemble donc à une chaussure en approche, mais pas encore à un produit officiellement lancé. Les prototypes montrent une direction : une semelle très travaillée, une plaque plus présente visuellement, une tige plus couvrante et une plateforme qui reste pensée pour le marathon au plus haut niveau.
Il manque encore les informations clés : nom final, poids, drop, mousse utilisée, présence des Air Zoom, prix et date de sortie. La prochaine Alphafly semble se rapprocher, mais Nike garde encore la main sur son calendrier. Pour l’instant, il faut la lire comme un prototype avancé, pas comme une chaussure déjà annoncée.

Aucun commentaire pour le moment