
Et son positionnement apparaît rapidement. La C1 n’est pas une chaussure pensée pour courir très vite. Son terrain de prédilection reste clairement l’endurance, les sorties longues et l’ultra-distance, tout en conservant suffisamment de répondant pour réaliser des séances tempo.
L’amorti : beaucoup de confort sous le pied
La C1 repose sur une semelle intermédiaire composée de deux couches. Sur la partie supérieure, on retrouve la mousse CircleCELL™, déjà utilisée sur la H1. En dessous, Mount to Coast ajoute une couche d’EVA caoutchouté destinée notamment à apporter davantage de stabilité.
Le résultat est immédiatement perceptible sur les footings tranquilles.
« C’est vraiment sur les footings en endurance fondamentale que j’ai le plus apprécié la C1. La mousse absorbe très bien les impacts et on peut courir tranquillement sans avoir l’impression que les jambes encaissent énormément. »
Avec 42 mm de mousse au talon et 36 mm à l’avant-pied, pour un drop de 6 mm, la C1 propose une quantité importante d’amorti. Pourtant, elle ne donne pas forcément la sensation d’être perchée ou totalement déconnectée du sol.
« Malgré toute la mousse sous le pied, j’ai trouvé la chaussure assez précise au niveau des appuis. On garde de bonnes sensations au sol et ça participe vraiment au confort général. »
C’est notamment sur les sorties de récupération que cette construction prend tout son sens.

Son confort : son principal argument
Comme sur la H1, le confort fait partie des qualités qui ressortent immédiatement.
La C1 utilise également le TUNEDFIT™ Dual Lacing System, un double système de laçage permettant d’ajuster séparément le serrage de l’avant-pied et du médio-pied.
Une technologie particulièrement cohérente sur une chaussure destinée aux longues distances, puisque le pied peut évoluer et gonfler au fil des heures.
« On retrouve le même gros point fort que sur la H1 : on peut vraiment ajuster le maintien sans être obligé de serrer très fort. Le pied est bien tenu, mais sans sensation de compression. »
Sur les footings faciles, cette combinaison entre amorti et maintien donne une chaussure particulièrement agréable.
« Pour une sortie de récupération ou un footing très tranquille, c’est exactement le type de paire que j’ai envie d’avoir aux pieds. Elle est confortable et on ne se pose pas vraiment de questions. »
La stabilité : rassurante malgré son amorti important
Avec ses 42 mm au talon, la C1 possède un stack conséquent. Mount to Coast a donc travaillé autour d’une base relativement large et de parois latérales plus hautes pour maintenir le pied au centre de la plateforme.
C’est un aspect que nous avons particulièrement apprécié.
« Même avec beaucoup d’amorti, je n’ai jamais trouvé la chaussure instable. L’appui reste propre et le pied ne vient pas trop bouger latéralement. »
Cette stabilité permet également de conserver un comportement assez précis lorsque l’on commence à augmenter l’allure.
La C1 n’est pas une chaussure de stabilité au sens traditionnel du terme, mais son architecture donne une sensation sécurisante, particulièrement intéressante lorsque la fatigue commence à s’installer sur les longues distances.

Son maintien : le TUNEDFIT™ fonctionne toujours aussi bien
Le double laçage constitue une nouvelle fois l’une des particularités les plus intéressantes de Mount to Coast.
Les deux zones peuvent être ajustées indépendamment. On peut donc choisir de maintenir davantage le médio-pied tout en laissant plus d’espace sur l’avant, ou modifier le serrage au fil d’une sortie.
« Une fois le réglage trouvé, le pied est vraiment bien calé. Et surtout, je n’ai pas besoin de serrer énormément les lacets pour obtenir ce maintien. »
Sur une chaussure destinée à rester plusieurs heures aux pieds, cette possibilité de personnalisation prend encore davantage de sens que sur des modèles destinés aux efforts courts.

Le dynamisme : à l’aise au tempo
Nous avons aussi voulu sortir la C1 de sa zone de confort.
Premier test : une séance au tempo et au seuil, avec des portions courues entre 3’30 et 3’50/km.
À ces allures, la chaussure s’en sort très correctement.
« Autour de 3’45/km, j’ai trouvé qu’elle faisait vraiment le travail. La mousse apporte suffisamment de répondant pour courir au tempo sans avoir l’impression de se battre contre la chaussure. »
Il faut néanmoins préciser que la C1 ne possède pas de plaque carbone. Le dynamisme provient principalement de la mousse CircleCELL™ et de la géométrie de la chaussure.
Elle conserve donc un comportement beaucoup plus naturel qu’une supershoe de compétition.
« Ce n’est clairement pas une chaussure qui va te propulser vers l’avant à chaque foulée, mais sur du tempo contrôlé, elle reste vraiment agréable. »
Et c’est finalement assez cohérent avec son positionnement : accompagner efficacement le coureur pendant longtemps plutôt que rechercher une explosivité maximale.

Quand l’allure augmente, ses limites apparaissent
Pour pousser le test un peu plus loin, nous avons également utilisé la C1 sur une séance de 20 x 30 secondes rapides / 30 secondes de récupération, avec les fractions actives courues autour de 3’00/km.
Et cette fois, le constat est différent.
« À 3’00/km, on sent clairement que ce n’est pas son programme. J’avais davantage de mal à relancer et il me manquait le dynamisme que je recherche sur ce type de séance. »
Ce n’est pas réellement un défaut puisque Mount to Coast ne présente pas la C1 comme une chaussure destinée aux séances de vitesse ou à la compétition sur courte distance.
La chaussure pèse environ 267 g en taille taille 42 et privilégie l’amorti, la stabilité et la durabilité plutôt que la légèreté et l’explosivité.
« Sur des 30/30 rapides, je choisirais clairement une autre paire. Elle peut le faire, mais ce n’est pas là qu’elle est intéressante. »
La différence est finalement assez nette : autour de 3’40-3’50/km, son amorti reste compatible avec une allure soutenue. En se rapprochant des 3’00/km, son caractère orienté endurance devient beaucoup plus perceptible.
Une chaussure pensée pour les longues distances
C’est finalement lorsque l’on arrête de chercher à la transformer en chaussure de vitesse que la C1 devient la plus intéressante.
Mount to Coast la présente comme un super trainer destiné à l’ultra-distance, avec une utilisation allant des sorties de récupération aux longues sorties, en passant par les entraînements tempo et les efforts sur plusieurs jours.
Notre test correspond assez précisément à ce positionnement.
« Si je dois partir faire une grosse sortie longue sur route ou simplement accumuler des kilomètres en endurance fondamentale, c’est vraiment là que je trouve la C1 excellente. »
L’amorti protège, le chaussant reste confortable, la plateforme est stable et le double laçage permet d’adapter précisément le maintien.
Cette capacité à rester agréable pendant longtemps constitue probablement une qualité bien plus importante sur ce modèle que son dynamisme pur.
Pour quels coureurs ?
La Mount to Coast C1 s’adresse avant tout aux coureurs qui recherchent une chaussure confortable pour accumuler beaucoup de kilomètres sur route.
Elle peut parfaitement intégrer une rotation comme chaussure destinée aux footings en endurance fondamentale, sorties de récupération et sorties longues, tout en étant capable de monter ponctuellement sur des allures tempo.
Les adeptes d’ultra-distance sur route constituent évidemment une cible particulièrement intéressante. Son chaussant adaptable prend encore davantage de sens lorsque l’effort se prolonge pendant plusieurs heures.
À l’inverse, elle sera moins pertinente pour les coureurs recherchant une paire destinée aux séances de VMA, aux fractions courtes ou aux compétitions rapides.
Notre avis sur la Mount to Coast C1
Après plusieurs types de séances, la C1 nous semble finalement être une chaussure qui connaît parfaitement son rôle.
Son principal argument reste son confort. La combinaison entre la mousse CircleCELL™, la couche d’EVA plus stable et le système de laçage TUNEDFIT™ permet d’obtenir une chaussure protectrice sans sacrifier complètement les sensations sous le pied.
« Pour moi, la C1 est vraiment une chaussure de kilomètres. Footing, récupération, sortie longue : c’est là qu’elle est la meilleure. »
Sa polyvalence est néanmoins intéressante puisqu’elle peut accompagner des séances autour de 3’30 à 3’50/km sans devenir désagréable.
« Autour de 3’45/km, je peux vraiment courir avec sans problème. En revanche, dès que je cherche beaucoup plus de vitesse, notamment autour de 3’00/km, son manque de dynamisme commence clairement à se faire sentir. »
Ce n’est finalement pas une chaussure que nous choisirions pour aller chercher de la vitesse pure. Mais ce n’est pas ce qu’on lui demande.
Pour courir longtemps, confortablement et avec suffisamment de stabilité pour conserver des appuis propres lorsque les kilomètres s’accumulent, la Mount to Coast C1 remplit parfaitement son rôle.
Prix : 190 €
Poids : 267 g en US 9
Drop : 6 mm
Stack : 42 mm au talon / 36 mm à l’avant-pied
Mousse : CircleCELL™ + EVA caoutchouté
Laçage : TUNEDFIT™ Dual Lacing System
Usage conseillé : endurance fondamentale, récupération, sorties longues, ultra-distance et tempo

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