Liv Westphal, à l’assaut de l’aventure marathon avec PUMA – Interview

Publié le 28/08/2022 Mis à jour le 26/08/2022

Liv Westphal, détentrice du record de France du 10km, nous a accordé quelques minutes pour échanger sur son partenariat avec son nouvel équipementier PUMA, sur sa pratique et sur sa gestion de la blessure.

Il y a quelques semaines, nous avons eu la chance d’échanger avec Liv Westphal, une des athlètes françaises les plus talentueuses de sa génération. Ralentie par la blessure ces derniers mois, la coureuse de fond semble bien avoir retrouvé un nouvel élan pour s’envoler vers de nouveaux objectifs !

 

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Bonjour Liv ! Voilà quelques mois que tu es déjà entrée dans la « PUMAFam ». Pourquoi avoir choisi de rejoindre cette marque ? 

J’ai choisi de rejoindre cette marque pour plusieurs raisons. C’est une marque extrêmement dynamique, avec une vraie volonté de de s’améliorer et d’aller chercher les premières places sur le marché du running. Je l’ai senti d’ailleurs en allant au siège à Herzogenaurach en Allemagne en janvier. J’ai eu la chance d’y rencontrer les personnes chargées de l’innovation et c’est vrai que c’est quelque chose qui m’a frappé, cette envie de pouvoir produire les meilleures chaussures et aussi d’être constamment en contact avec les athlètes. Ça aussi, c’est une des raisons fondamentales pour laquelle j’ai signé ! Il y a vraiment un lien établi entre la marque et l’athlète avec une communication qui est franchement directe. Ils m’ont aussi demandé à avoir des retours sur les produits donc ça montre une certaine volonté de coopérer pour rendre les produits à chaque fois plus performants. Je pense qu’on a aussi un support plus individualisé que chez les autres marques. Ils veillent vraiment à ce que l’athlète soit épanoui pour performer.


As-tu pris le temps de tester les chaussures, notamment de performance, avant de signer chez PUMA ? 

De nos jours, de toutes façons, on ne peut pas se voiler la face ! Le carbone a quand même un certain impact sur la performance et c’est évident que si la marque qui te sponsorise ne produit pas des chaussures performantes, c’est compliqué d’aller sur une ligne de départ en sachant que tu n’arrives pas à armes égales. J’étais en contact avec plusieurs marques et j’ai testé plusieurs chaussures à plaque carbone mais c’est vrai qu’avec la FAST-R, ça a été un coup de foudre assez rapide !

PUMA FAST R Nitro runpack

Quels sont tes chaussures favorites pour le moment, pour l’entraînement comme pour la compétition ? 

Pour tout ce qui est chaussures de tous les jours, c’est vrai qu’on a tendance à ne pas vraiment beaucoup en parler alors que 90% des entraînements se font avec elles. Je porte les MAGNIFY NITRO et les VELOCITY NITRO. Ce que j’aime chez les MAGNIFY c’est cette stabilité qu’on ne retrouve pas forcément sur les autres chaussures. Je fais 80% de mon travail avec cette chaussure. Et sinon j’adore les DEVIATE NITRO ELITE. Je les aime vraiment beaucoup et je fais la majeure partie de mon travail qualitatif avec. J’ai toujours tendance à garder les chaussures de compétition bien protégées pour le jour-J donc j’ai dû courir 3 ou 4 fois avec les FAST-R NITRO pour le moment.  

Je vais aussi tester les VOYAGE NITRO qui sont les modèles trail. Je vais les utiliser pour partir en stage en altitude.

Tu as été blessée pendant de longs mois. Est-ce que cette blessure t’a poussée à t’intéresser encore plus aux chaussures/équipements que tu portes ?  

Absolument ! Ça a totalement changé ma vision de l’équipement parce que je ne m’étais jamais blessée jusqu’à maintenant. Je suis arrivée à un niveau de ma carrière où chaque petit déséquilibre, chaque petite faiblesse peut avoir un gros impact. D’ailleurs je pense que les chaussures à plaque carbone m’ont apporté de beaux chronos mais elles m’ont aussi apporté moins de stabilité, plus de pronation et plus de problèmes au niveau postérieur de la jambe. Ce sont des problèmes dont on ne parle jamais mais en discutant avec plusieurs podologues ou posturologues, je me suis rendue compte que ce n’était pas non plus tout beau lorsqu’on les utilise trop souvent.  

Et donc mes soucis physiques ont fait que je fais vraiment très attention aux produits que j’utilise. Beaucoup plus qu’avant où je prenais n’importe quelle chaussure. Ma vision a nettement changé et quand je parle de souvent de “stabilité” c’est parce que c’est un facteur essentiel de mon choix de chaussures désormais. Il faut de toutes manières faire attention à son choix de chaussures, et en parler avec un professionnel.  

Que penses-tu des nouvelles FAST-R NITRO ? Sont-elles au niveau des autres chaussures à plaque carbone du marché selon toi ?  

Elles ont une silhouette quand même particulière avec une géométrie vraiment travaillée. Mais justement, je pense que cette structure, un peu déconstruite on va dire, permet une réponse rapide entre l’atterrissage du pied et la propulsion pour repartir sur une nouvelle foulée. Il y a vraiment une transition rapide, mais je dirais qu’on a ce ressenti quand on est à un rythme compétitif. Je ne conseille donc pas de les porter pour des footings faciles. C’est même déconseillé parce que là justement tu perds de la stabilité !  

À mon avis, ce sont des chaussures qui peuvent être très bien performantes sur 5 km comme sur semi ou comme sur marathon. Elles sont aussi adaptées à des tempos rapides, à des fractionnés sur piste. Donc je pense que c’est une bonne chaussure à avoir dans l’armoire pour plusieurs raisons. 


Il y a aussi cette chaussette qui est ultra confortable et que je n’ai pas retrouvée dans les autres chaussures à carbone, avec la languette qui peut s’étirer facilement et qui rend la mise de la chaussure vraiment facile. C’est aussi un gain de temps et mine de rien, c’est quand même important. Je me sentais un petit peu à l’étroit en la mettant, mais après quelques foulées, ça allait déjà mieux. Donc c’est vrai qu’il faut quand même s’adapter mais c’est comme pour chaque chaussure. 

Et il y a le PUMA Grip qui apporte cette durabilité qu’on ne retrouve pas non plus forcément chez les autres chaussures à plaque carbone. Et même avec ce PUMA Grip, on est sur une chaussure très légère. Ce qui est intéressant aussi et ce qui fait partie de cette silhouette un peu unique, c’est que contrairement aux Vaporfly, le talon est bizeauté à l’extérieur et t’oblige donc à être quand même plus sur ton avant-pied. Elles te propulsent vers l’avant. Quand tu es sur des rythmes rapides, c’est vrai que tu es quand même plus sur ton avant-pied et donc ça permet de ne pas trop talonner.

Que penses-tu d’ailleurs de cette évolution du marché des chaussures avec l’arrivée des produits « next gen », notamment à plaque carbone ?  

Je pense que maintenant ça fait tellement partie du paysage ! C’est vrai qu’avec l’arrivée des toutes premières chaussures à plaque carbone il y a eu beaucoup de débats parce qu’effectivement tous les athlètes n’étaient pas à armes égales. Donc c’est normal aussi. Je pense que ça a quand même changé d’athlétisme dans le sens où il n’y a plus vraiment de barrières chronométriques.

C’est vrai que parfois on tend à dénaturer la performance et parfois ça perd un peu son cachet. Mais en même temps, il faut aller avec son temps et puis de toutes manières, désormais pour rester compétitif, il n’y a plus de secret. Je connaissais encore quelques “anti-carbone” l’année dernière mais je pense que les derniers ont rendu les armes (rires). Il y a un certain gain de performance mais je ne saurais dire combien. Et puis ça dépend aussi des foulées de chacun. Mais maintenant, battre un record, ça devient peut-être pas “banal”, mais on en voit de plus en plus. Donc ça redessine juste le paysage athlétique.

 

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Quand est-ce qu’on aura la chance de pouvoir te revoir sur une ligne de départ, avec des PUMA aux pieds ? Quels sont tes objectifs pour les mois, voire années à venir ?  

Je pense peut-être dès cet été, mais sans prétention. Et puis sur une préparation plus fixe pour cet automne. Je vais partir à la découverte de nouveaux horizons sur la route. C’était déjà un domaine qui m’a plutôt réussi jusqu’à présent mais je veux vraiment me consacrer à la route désormais. Je pense qu’il y aura un semi marathon et un marathon. Mais la date reste à déterminer. Il y en a beaucoup qui me donnent très envie et c’est une distance qui me fait rêver depuis très longtemps. J’ai énormément d’humilité envers la distance. J’ai assisté à beaucoup de marathons dans mes années à Boston donc j’ai vu beaucoup de “murs du 30ème ” (rires) et beaucoup de fêtes. Donc j’aborderai la distance avec beaucoup d’humilité, tout du moins pour mes premiers ! 

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