Après plusieurs sorties réalisées avec la Saucony Endorphin Speed 5, il apparaît utile de revenir sur les choix opérés par la marque afin de mieux situer ce modèle dans sa gamme. Connue pour son orientation performance, la série Endorphin continue d’évoluer par petites touches, avec une cinquième version qui conserve l’ADN Speed tout en affinant certains points clés liés au confort et à la polyvalence.

La Saucony Endorphin Speed 5, une vrai chaussure competition. ?
La Endorphin Speed 5 repose sur une construction pensée pour l’entraînement dynamique sur route. Elle intègre la mousse PWRRUN PB, matériau léger et réactif déjà éprouvé sur les précédentes versions, associé à une plaque en nylon. Ce duo vise à offrir un bon retour d’énergie sans la rigidité d’une plaque carbone, ce qui rend la chaussure exploitable sur un large éventail d’allures.
La géométrie SPEEDROLL reste au cœur du modèle. Elle favorise une transition fluide du talon vers l’avant-pied, avec une sensation de bascule marquée mais progressive. L’empeigne en mesh technique gagne en souplesse et en respirabilité, tout en maintenant correctement le pied lors des phases d’accélération. Le chaussant se veut plus homogène, avec moins de pression sur le médio-pied que sur certaines versions antérieures.
La Endorphin Speed 5 dans la gamme Saucony
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Dans la hiérarchie Saucony, la Endorphin Speed 5 occupe une place intermédiaire entre la Endorphin Trainer, plus orientée tranning , et la Endorphin Pro, réservée à la compétition avec plaque carbone. Elle se distingue par son équilibre entre dynamisme et tolérance, ce qui en fait une option régulière pour l’entraînement rapide.

Les chaussures comparables à la Saucony Endorphin Speed 5
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La Endorphin Speed 5 peut être rapprochée de plusieurs modèles orientés entraînement rapide sur route, combinant dynamisme et tolérance à l’usage régulier. Au sein de la gamme Saucony, la comparaison avec la Endorphin Pro reste logique. Cette dernière s’oriente davantage vers la compétition, avec une plaque carbone plus rigide et une utilisation moins polyvalente à l’entraînement.
Chez les autres marques, la ASICS Magic Speed 4 adopte une approche similaire, avec une plaque carbone intégrée et un amorti pensé pour les séances tempo et les allures spécifiques. Son comportement se montre plus ferme et plus direct, avec un usage clairement orienté performance.
La adidas Adizero Boston 13 se positionne sur un registre différent, avec une construction plus structurée et un amorti orienté endurance rapide. Elle cible les sorties longues à allure soutenue, avec un maintien marqué et une plateforme plus stable.
La Saucony Endorphin Speed 5 tient-elle ses promesses ? Notre test
Notre testeuse Mélanie Brin, membre du collectif Runpack, a réalisé ce test et nous livre ses impressions sur le modèle.
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Séance réalisée :
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Pour le test de cette chaussure, les séances réalisées comprenaient un footing d’échauffement, de la VMA sur piste (200/400 m), beaucoup de travail au seuil (3×8’ ou 2×15’), des séances spécifiques marathon (3×5 km) ainsi qu’une sortie longue en endurance fondamentale.
Première impression :
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N’étant pas déçue des versions précédentes, je m’attendais à être toujours aussi convaincue par la paire pour sa polyvalence. J’attendais sur cette version une amélioration du dynamisme au niveau de la mousse qui était un peu trop « molle » sur la précédente version.
La version en collaboration avec Distance a mis le paquet au niveau de la boîte qui contenait un sac en nylon (type tote bag), un sac pour mettre la paire, un document explicatif de la collab’ et bien sûr, la paire. La première impression est visuelle, un blanc et rose très flash. Aux pieds, on sent que la paire est plus lourde que sur l’ancienne version.
La mousse est en effet plus dure que sur la Speed 4 ce qui donne une nette amélioration de la stabilité mais qui ne casse pas le dynamisme de la paire qui fait son succès dans la catégorie paire d’entraînement.
C’est un bon point mais quand même dommage d’avoir dû alourdir la paire.
Je trouve le design plus sympa que la Speed 4 qui avait cet aspect grosse semelle à l’arrière. Là, ils sont revenus sur quelque chose de plus « passe-partout ». C’est simple et efficace, ce qui fait la différence c’est sur les coloris qui sont très sympas.
Confort
Note :
(6/10)
Une paire clairement pensée pour les séances dynamiques. Il faut envoyer un minimum de vitesse pour réellement profiter de son potentiel. Pour les footings tranquilles ou les sorties à basse intensité, on trouvera plus adapté ailleurs.

Dynamisme
Note :
(9/10)
Le renvoi est très bon dans l’ensemble. Cette paire ne déçoit jamais sur le plan du dynamisme. Elle offre un excellent compromis si l’on ne devait choisir qu’une seule paire pour couvrir tout l’entraînement, de la VMA courte jusqu’à l’allure marathon.

Amorti
Note :
(7/10)
La mousse est moins moelleuse que sur la version précédente, ce qui confirme son positionnement : une vraie paire d’entraînement plutôt qu’une paire à tout faire.
Stabilité / Maintien
Note :
(7/10)
La stabilité est bonne, avec une amélioration notable par rapport au modèle précédent, notamment grâce à un mesh plus ferme qui maintient mieux le pied.

Adhérence
Note :
(8/10)
Qualité / Prrix
Note :
(6/10)
Un peu cher, certes on peut tout faire à l’entraînement avec mais la barre des 200€ reste un certain budget. On est quasiment sur des prix de paires carbone. Bien à acheté uniquement en promotion mais le prix neuf est trop élevé par rapport à ce que d’autres marques font pour un équivalent en terme d’utilisation.


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