Avant de vous proposer notre test complet de la Cloudmonster 3, on prend le temps de s’attarder sur son positionnement. Car au-delà des sensations terrain, c’est souvent l’usage qui donne les premières indications sur un modèle.
Avec cette troisième version, On fait évoluer sa Cloudmonster sans en modifier profondément l’ADN. Connue pour son amorti maximal, la chaussure cherche désormais à élargir son champ d’utilisation. L’objectif est clair : ne plus se limiter à un registre orienté confort, mais proposer un modèle capable d’accompagner différentes allures.

Cloudmonster 3, un positionnement plus large
Sur le papier, la Cloudmonster 3 se place comme une chaussure d’entraînement quotidien capable de couvrir plusieurs types de sorties. Footings, sorties longues, mais aussi phases à allure plus soutenue, le modèle cherche à réduire la frontière entre les usages.
Ce positionnement repose sur un équilibre à trouver. D’un côté, conserver un amorti important, signature de la gamme. De l’autre, proposer suffisamment de réactivité pour ne pas limiter la chaussure aux sorties les plus lentes.
Dans un marché où les modèles polyvalents prennent de plus en plus de place, la Cloudmonster 3 s’inscrit dans cette logique. Elle vient se situer face à des références comme l’ASICS Novablast 5 ou encore les Hoka Clifton et Bondi, avec une approche centrée sur l’amorti et la fluidité.

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Des choix techniques orientés vers la polyvalence
Pour accompagner cette évolution, On conserve les bases de son modèle. La mousse Helion reste au cœur de la semelle intermédiaire, associée à la technologie CloudTec. L’ensemble vise à absorber l’impact tout en conservant une certaine restitution d’énergie.
Le volume de semelle reste important, avec une géométrie qui favorise l’amorti. En parallèle, la présence d’un rocker doit permettre de fluidifier la transition et d’accompagner la foulée, notamment lorsque le rythme augmente.
L’un des points d’attention concerne la stabilité. Avec une semelle aussi imposante, l’équilibre entre confort et maintien devient central. C’est sur ce point que la Cloudmonster 3 est attendue.
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Une évolution à valider sur le terrain
Avec cette troisième version, On ne cherche pas à transformer radicalement la Cloudmonster. Le modèle conserve son identité, mais tente de s’ouvrir à un usage plus large. Une évolution logique au regard des attentes actuelles, où les coureurs recherchent des chaussures capables de couvrir plusieurs besoins.
Reste désormais à confronter ces intentions à la réalité du terrain. Est-ce que la Cloudmonster 3 parvient réellement à sortir d’un registre centré sur le confort ? Est-elle capable de suivre sur des allures variées sans perdre en cohérence ?
Le test de la cloudonster 3, notre avis !
Testée sur plusieurs types de séances :
- footing
- footing long
- tempo (4 x 6 minutes à 3’40)
- sortie active
Aujourd’hui, c’est clairement la paire que je prends si je dois partir 2-3 jours avec une seule chaussure. Polyvalente, confortable et capable de tout faire.
Confort
Note :
(9/10)
Le mesh est très agréable au contact du pied, assez doux sans être trop structuré. On n’est pas sur un fit ultra précis, mais ça reste très confortable sur la durée. Le talon est bien molletonné et la languette, fine mais intelligemment rembourrée, fait parfaitement le job. Ajoute à ça un amorti généreux, et tu te retrouves avec une chaussure ultra agréable, même sur des sorties longues. Clairement, une paire que tu peux garder longtemps aux pieds sans jamais être gêné.
Dynamisme
Note :
(8/10)
Ce n’est pas une chaussure de compétition… mais elle en a sous le pied.
La plaque en nylon apporte à la fois de la stabilité et un vrai petit kick à chaque foulée.
Avec les trois couches de CloudTec® qui compressent puis restituent l’énergie, tu ressens un vrai retour dynamique.
Utilisable sans problème jusqu’à :
- 3’30 / 3’40 pour un coureur confirmé
- 3’50 / 4’00 pour un coureur régulier
sur des portions longues du genre tempo.

Amorti
Note :
(9/10)
On est sur du très haut niveau.
La triple couche de CloudTec® apporte un amorti moelleux mais dynamique.
Attention cependant : comme souvent chez On, il faut attendre 70 à 80 km pour que la mousse se fasse.
Au début, elle peut paraître légèrement ferme, mais ensuite elle devient beaucoup plus agréable, sans jamais devenir molle ou instable.
Résultat : un amorti confortable, mais toujours avec du répondant.

Stabilité / maintien
Note :
(8/10)
Malgré la hauteur de semelle, la paire reste rassurante. La base est assez large, ce qui apporte de la stabilité, même dans les virages. Le laçage est efficace et le combo languette + maintien évite tout mouvement parasite du pied. On se sent haut, mais jamais en insécurité. C’est d’ailleurs un très bon point que l’on ne retrouve pas sur toutes les paires plutôt maximalistes. 
Adhérence
Note :
(9/10)
Testée sur sec et humide : rien à dire. Ça accroche parfaitement et on se sent en sécurité.
Le caoutchouc utilisé par On sur ses modèles d’entraînement est vraiment fiable.
Pas de glisse, pas de mauvaise surprise, même sur des surfaces humides. Un point solide pour une paire aussi polyvalente.
Verdict
La Cloudmonster 3 coche quasiment toutes les cases.
C’est une chaussure ultra polyvalente, capable d’enchaîner les footings, les sorties longues et même des séances rythmées sans broncher. Si tu dois partir avec une seule paire : elle fait clairement partie des meilleures options du moment. Confort, amorti, dynamisme maîtrisé… On tient ici une vraie référence pour l’entraînement quotidien.

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