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Jakob Ingebrigtsen : l’histoire derrière sa première montre signature avec COROS

Publié le 19/06/2026

On a échangé avec Jakob Ingebrigtsen a propos de la confection de sa Coros Pace 4 signature et du son rapport des données à l'entrainement.

À l’occasion du lancement de sa première montre signature, la COROS PACE 4, Jakob Ingebrigtsen a collaboré étroitement avec la marque pour imaginer un modèle à son image. Bien plus qu’un simple coloris personnalisé, cette édition spéciale intègre de nombreuses références à son parcours, ses performances et sa vision de l’entraînement.

 

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Après plus d’un an de développement, cette COROS PACE 4 Signature Edition se distingue par des détails uniques, des finitions inspirées de son histoire personnelle et un cardiofréquencemètre assorti pensé dans la continuité du projet.

Pour l’occasion, nous avons échangé avec lui autour de la conception de cette montre, de son rapport aux données d’entraînement, de l’importance de la régularité dans la progression et de la signification du mot « Fearless », inscrit sous le bracelet de cette édition spéciale.

Qu’est-ce qui était le plus important pour toi lors de la conception de cette édition signature de la COROS PACE 4 ?

Nous voulions que chaque élément ait une véritable intention. La montre devait refléter le même état d’esprit que celui que j’applique à l’entraînement. Nous avons travaillé dessus pendant plus d’un an et chaque détail a été pensé avec un objectif précis. Les touches dorées font référence à mes succès passés, le packaging s’inspire de mes tatouages et même le cardiofréquencemètre assorti a été conçu dans cette même logique. Nous voulions créer quelque chose qui n’avait encore jamais été fait. Et personnellement, c’est assez incroyable d’avoir ma propre signature sur une montre.

Selon toi, quelle est la donnée la plus importante lorsque tu t’entraînes ?

La donnée la plus importante est toujours celle qui te permet de savoir si tu progresses. Et cela dépend du type d’entraînement. Après mon opération, des indicateurs comme la cadence ou l’équilibre entre la jambe gauche et la jambe droite étaient particulièrement intéressants, car ils montraient comment mon corps s’adaptait et récupérait.

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Lorsque je suis en pleine préparation, la fréquence cardiaque devient un indicateur essentiel pour une grande partie de mon travail. Mais une seule séance ou un seul chiffre ne signifie pas grand-chose à lui seul. Ce qui compte vraiment, c’est la vision d’ensemble.

À ton niveau, une montre permet-elle encore de progresser ou sert-elle surtout à confirmer ce que tu ressens déjà à l’entraînement ?

Les deux. À un certain niveau, on développe une très bonne connaissance de son corps et de ses sensations, mais disposer de données précises permet de rester objectif.

Parfois, ce que l’on ressent et ce qui se passe réellement sont deux choses différentes.

Les données enlèvent l’aspect émotionnel de l’analyse et permettent de rester concentré sur ce qu’il faut réellement améliorer.

Selon toi, sur quelle donnée les coureurs amateurs se focalisent-ils trop, et laquelle négligent-ils le plus ?

Je pense que beaucoup de coureurs accordent trop d’importance à l’allure lors des séances individuelles. Ils cherchent à tout prix à respecter des chronos précis sans toujours comprendre l’objectif réel de l’entraînement. En revanche, ils ne prêtent souvent pas assez attention à la régularité sur plusieurs mois, voire plusieurs années.

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La progression vient généralement de la répétition d’un travail adapté. Une seule séance ne change pas grand-chose. Ce qui compte vraiment, c’est la capacité à revenir jour après jour et à continuer le travail.

Le mot « Fearless » est inscrit sous le bracelet. Pour toi, un athlète qui a peur est-il un athlète qui ne peut pas gagner ?

Non. Être « fearless » ne signifie pas ne jamais ressentir de doute ou de pression. Tous les athlètes traversent ces moments à un moment ou à un autre. Ce que j’ai appris, surtout durant les périodes difficiles, c’est qu’être sans peur ne consiste pas à prétendre que ces pensées n’existent pas.

Il s’agit plutôt de continuer à faire confiance au processus et de rester engagé malgré tout. Ce qui compte vraiment, c’est d’être présent et d’affronter ces moments. On ne contrôle pas toujours ce qui se passe autour de soi, mais on peut contrôler ses efforts et son propre chemin.

Les athlètes qui gagnent sont ceux qui continuent d’affronter ces situations au lieu de les éviter.

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