Rémi Bonnet raconte son histoire avec Salomon et le développement des produits

Publié le 09/08/2026 Mis à jour le 28/07/2026

Rémi Bonnet revient sur son histoire avec Salomon, son rôle dans le développement des produits et l’évolution de leur collaboration.

Dans une carrière sportive, certaines collaborations dépassent le simple cadre d’un partenariat. Pour Rémi Bonnet, Salomon représente bien plus qu’une marque avec laquelle il évolue en compétition depuis ses débuts : c’est un partenaire qui l’accompagne depuis son arrivée au plus haut niveau et qui a participé à construire son parcours d’athlète professionnel.

Intégré au team international Salomon alors qu’il débutait sa carrière, l’athlète suisse a progressivement développé une relation basée sur la confiance et l’échange. Au fil des années, cette collaboration s’est également renforcée autour du développement des produits, avec des retours réguliers sur les chaussures, les sacs ou encore les équipements utilisés en course.

 

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L’interview de Remi Bonnet sur sa relation avec Salomon !

Entre fidélité envers une marque qui lui a donné sa chance, évolution de l’accompagnement des athlètes et conception du matériel de demain, Rémi Bonnet revient sur son histoire avec Salomon et sur ce qui fait la particularité de cette collaboration.

On se disait que tu avais un peu cette philosophie de rester fidèle aux premiers qui t’ont tendu la main. À quel moment est-ce arrivé dans ta carrière et comment ont-ils décidé de t’accompagner ?

Rémi Bonnet : Comme je t’ai dit, j’ai toujours été, comment dire, à vouloir rendre la pareille. Puis je pense que quand j’ai commencé le trail, ils m’ont tout de suite donné l’opportunité d’être professionnel dès le début, et puis ça, je l’oublie pas.

Je pense que c’est important, quand tu crées une carrière, d’essayer de choisir de bons partenaires dès le début, qui t’accompagnent. Je pense qu’ils ont su m’encadrer dès le début sans trop me… comment dire… en me préservant et puis en m’aidant à aller vraiment vers la meilleure version de moi-même dans le sport.

Et même en dehors, c’est vraiment devenu une famille pour moi. Du coup, j’y suis vraiment attaché. C’est clair que maintenant, le trail s’est développé et j’ai eu des opportunités pour partir avec d’autres marques. Mais j’ai toujours voulu d’abord trouver une solution avec Salomon, si c’était faisable de continuer à travailler ensemble.

Ça s’est toujours bien passé, j’ai toujours eu de bons feelings avec eux. On a toujours su poser les bases. Moi, j’ai toujours su donner ce qu’ils voulaient de moi, et eux aussi ce que moi je voulais d’eux. Du coup, ça s’est toujours bien passé. Je suis content de continuer l’aventure avec eux les prochaines années.

Entre le moment où tu as signé, en 2014, et aujourd’hui, en 2026, est-ce que tu as vu une différence et une évolution dans leur accompagnement ?

Rémi Bonnet : Clairement. Là, c’est devenu vraiment plus professionnel. Je dirais que les trois ou quatre dernières années, ça a vraiment bien évolué. On a vraiment eu un team qui s’est créé autour de nous, avec beaucoup plus de suivi : un médecin, un nutritionniste, plein de physios, des ostéos, des mecs qui analysent un peu les datas.

Ça, on ne l’avait pas du tout à la base. On a toujours eu un masseur, un physio avec nous, mais ça s’arrêtait là. Maintenant, on a même des cuisiniers qui nous suivent sur les courses. Ce sont vraiment des plus, et ça se rapproche de plus en plus du vélo.

C’est clair que je pense que ça fait beaucoup la différence sur les performances aussi. On voit que ça va chaque année plus vite, mais je pense que c’est dû aussi à ça.

On parlait un peu des produits. Tu cours quasiment constamment avec des prototypes et presque jamais avec les versions commercialisées. Tu aimes aussi ce côté où ils sont toujours en attente de vos retours pour avancer ?

Rémi Bonnet : Je pense que ça fait aussi partie de la réussite des produits. Si les athlètes s’impliquent dedans, on est vraiment, je pense, les meilleurs testeurs, parce qu’on pousse vraiment les produits dans leurs limites extrêmes. Et puis je pense que c’est ce qu’on cherche.

Des fois, les prototypes qu’on a aux pieds pendant les courses ne vont pas forcément sortir à la fin, parce que c’est peut-être un peu trop poussé pour la masse. Après, ils essaient quand même de s’inspirer de ce que nous, on dit, et de trouver un juste milieu pour que tout le monde soit content.

Je pense que la masse ne veut pas forcément courir avec les chaussures les plus extrêmes. On peut aider à développer pour la masse aussi, mais il faut également prendre en compte les avis des gens un peu plus lambda, qui font ça pour le plaisir.

 

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Si demain tu devais construire la chaussure idéale avec Salomon, tu demanderais quoi ? Quel serait ton archétype de chaussure ?

Rémi Bonnet : Moi, j’ai toujours aimé les chaussures assez légères. Après, maintenant, on arrive à faire des chaussures légères avec pas mal d’amorti et avec des mousses qui répondent bien.

Je pense qu’on arrive à avoir un juste milieu, avec une godasse qui court vite à plat, mais qui est bonne dans le technique, et qu’en montée, tu ne sens pas. Pour moi, ce serait donc une chaussure assez polyvalente, qui reste légère, avec un bon amorti.

Si tu devais trouver un équilibre entre une chaussure joueuse et une chaussure sécurisante pour le confort du pied, tu serais plutôt dans quel camp ?

Rémi Bonnet : Après, je pense que moi, j’ai un regard assez tourné vers les marathons pour l’instant. Ce ne sont pas des ultra-longues distances, donc je peux me permettre d’avoir des chaussures un peu plus joueuses que sur de l’ultra.

Typiquement, Louison, qui gagne le 90, et moi, qui gagne le marathon, on a couru avec les mêmes chaussures. Ça montre que Salomon est maintenant capable de faire une godasse qui est compétitive sur du court et du long. Du coup, je pense qu’on a trouvé maintenant la godasse un peu parfaite.

On parlait aussi de ton sac. C’était la première fois que tu avais une expérience avec un sac bien chargé. Comment se passe la conception et l’adaptation des sacs ?

Rémi Bonnet : Clairement, si on veut une poche supplémentaire à droite ou à gauche, ils peuvent nous l’ajouter. Après, ils nous font aussi le fit directement sur nous. On a des tailles vraiment spécifiques à notre morphologie, et ça aide beaucoup, je pense.

Dès que tu allonges un peu les heures, le confort prime plus que le poids. On a donc moyen de faire des choses vraiment personnalisées. Et puis après, s’ils voient qu’il y a un intérêt pour le grand public, on s’amuse aussi sur les sacs de la gamme.

C’est ce qui est cool avec Salomon : on peut vraiment faire de petits ajustements, même à la dernière minute. Ils sont avec nous à l’UTMB, par exemple, et si tu vois qu’il y a un truc que tu veux changer ou que tu veux ajouter une mini-poche pour mettre, je ne sais pas, un mini-téléphone ou autre chose, ils peuvent vraiment te le faire à la dernière minute. Et puis ça, c’est cool.

Rémi Bonnet et Salomon, une relation qui évolue avec le trail

Depuis plus de dix ans, Rémi Bonnet et Salomon construisent une relation basée sur la confiance et la recherche de performance. Si l’accompagnement de la marque s’est largement développé au fil des années, le lien entre l’athlète et les équipes reste fondé sur un échange permanent autour du matériel et des besoins du haut niveau.

À travers cette collaboration, Salomon bénéficie aussi des retours d’un athlète capable de pousser les produits dans leurs limites, tandis que Rémi Bonnet continue d’évoluer avec un environnement pensé pour l’aider à atteindre ses objectifs.

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