À l’approche de son édition 2026, le HOKA UTMB Mont-Blanc rappelle que la pratique du trail ne se limite pas à courir en pleine nature. Avec sa campagne « Le trail, c’est la liberté. Pas sans responsabilités », l’organisation rassemble une série de règles destinées aux coureurs, mais aussi aux accompagnants et aux spectateurs. Des gestes simples, applicables pendant une course comme lors d’une sortie d’entraînement.
Déployée à partir de juillet 2026, la campagne s’appuie sur des illustrations réalisées par Matthieu Forichon, connu sous le nom Des Bosses et Des Bulles. Le choix de l’humour permet de mettre en scène des comportements régulièrement observés sur le terrain sans adopter un discours culpabilisant.
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L’UTMB veut ainsi rappeler que les sentiers traversés sont aussi des lieux de vie et de travail. Les parcours passent par des villages, des alpages, des exploitations agricoles et des espaces protégés. Chaque passage implique donc de tenir compte des habitants, des autres usagers et des milieux naturels.
Les bons réflexes à adopter sur les sentiers
La première règle concerne les déchets. Emballages de gels, mouchoirs, bouteilles, restes de nourriture et papier toilette doivent repartir avec le coureur jusqu’au prochain point de collecte. Le règlement de l’UTMB prévoit d’ailleurs des pénalités en cas d’abandon.
La campagne rappelle qu’un déchet biodégradable ne disparaît pas immédiatement. Selon les chiffres communiqués par l’organisation, un déchet organique peut mettre entre un et six mois à se dégrader, contre vingt à cinq cents ans pour certains plastiques. Durant cette période, il peut présenter un risque pour les animaux et participer à la pollution des sols ou des eaux.
Un sachet destiné aux déchets est remis lors du retrait des dossards. Il doit rester accessible pendant la course. Aux ravitaillements, les coureurs sont invités à utiliser les toilettes et les bacs de tri installés par l’organisation.
Le respect du balisage constitue un autre point central. Couper un virage ou contourner une zone boueuse peut paraître anodin, mais ces passages répétés élargissent le sentier et accélèrent l’érosion des sols. La consigne est donc de rester sur la trace, y compris dans les descentes ou lorsqu’un raccourci semble évident.
Les sorties de parcours sont particulièrement surveillées dans les réserves naturelles et les zones protégées. Les règles peuvent varier selon les territoires et concerner le bivouac, les feux ou l’utilisation d’un drone. Avant une sortie, il reste utile de vérifier les secteurs traversés et de consulter leur réglementation.
Comment réagir face à un troupeau ou un chien de protection ?
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Les alpages ne sont pas uniquement des espaces traversés par les courses. Ils servent de lieu de travail aux éleveurs et de zone de pâturage pour les troupeaux. À leur approche, le coureur doit ralentir, voire s’arrêter, puis contourner les animaux avec suffisamment de distance lorsque le terrain le permet.
Chaque clôture ou barrière franchie doit être refermée. Ce geste évite qu’un troupeau quitte sa zone de pâturage et limite les contraintes supplémentaires pour les éleveurs.
Face à un chien de protection, la course doit être interrompue. L’UTMB recommande de rester calme, de ne pas crier et de ne pas lever les bras ou les bâtons. Le chien doit disposer du temps nécessaire pour identifier la personne avant que celle-ci ne s’éloigne lentement en contournant le troupeau.
Retirer sa casquette et ses lunettes de soleil peut faciliter cette identification. Il ne faut pas chercher à caresser le chien ni les animaux qu’il protège.
Les installations rencontrées dans les alpages doivent aussi être respectées. Un abreuvoir est destiné au troupeau et ne doit pas servir de point d’eau, de lieu de baignade ou de zone de rinçage. Les tuyaux, bassins, cabanes et chalets sont des équipements ou des espaces privés. Repérer les points d’eau publics en amont permet d’éviter leur utilisation.
Partager le sentier avec les autres usagers
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Une course ne donne pas la priorité sur l’ensemble du parcours. Les chemins restent fréquentés par des randonneurs, des familles, des vététistes et d’autres promeneurs.
Avant un dépassement, le coureur doit signaler sa présence sans brusquer l’usager qui le précède. Lors d’un croisement, il doit ralentir et laisser suffisamment de place. En groupe, courir en file limite l’occupation du chemin.
La même attention concerne la faune. Les animaux sauvages doivent être observés à distance, sans quitter le sentier pour les approcher ou les photographier. Il ne faut ni les nourrir ni chercher à provoquer une interaction. Le bruit doit aussi être limité, notamment tôt le matin, en soirée et à proximité des troupeaux.
La végétation peut demander plusieurs années pour se développer et être détériorée en quelques passages. Rester sur la trace et ne rien cueillir permet de concentrer la fréquentation sur des zones déjà utilisées.
Une responsabilité qui concerne aussi les accompagnants
La campagne ne vise pas seulement les coureurs. Lors de l’UTMB, les accompagnants et spectateurs se déplacent pendant plusieurs jours entre les différents points du parcours. Leur comportement a un effet direct sur les villages traversés.
L’organisation demande de privilégier les navettes et les transports en commun, puis de stationner uniquement sur les emplacements autorisés. Un véhicule placé devant un garage, une voie de service, une propriété ou une exploitation peut bloquer un habitant pendant plusieurs heures.
Les déplacements doivent donc être préparés à partir du plan de circulation, du guide des transports et des informations relatives aux fermetures de routes. Le bivouac et le camping sauvage doivent rester limités aux zones prévues à cet effet.
Les encouragements font partie de l’ambiance d’une course de trail, mais ils doivent s’adapter au lieu et à l’heure. L’UTMB demande aux spectateurs d’éviter les sonos, les cornes, les instruments amplifiés et les fumigènes. La nuit et tôt le matin, le niveau sonore doit être réduit dans les villages comme dans les espaces naturels.
Le respect des bénévoles et des équipes complète cette liste de recommandations. Une interdiction de passage ou une modification de circulation répond souvent à une consigne de sécurité. La personne présente sur le terrain applique un dispositif qu’elle n’a pas nécessairement décidé.
Avec cette campagne, le HOKA UTMB Mont-Blanc ne cherche donc pas à créer de nouvelles règles propres à une seule semaine de course. Il rassemble des comportements qui peuvent être appliqués lors de chaque sortie : repartir avec ses déchets, rester sur les sentiers, ralentir près d’un troupeau, partager les chemins et tenir compte des personnes qui vivent ou travaillent dans les territoires traversés.
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