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Notre avis sur la Superblast 3, le test complet !

Publié le 08/03/2026 Mis à jour le 04/03/2026

Nous avons testé la ASICS Superblast 3 sur plusieurs sorties. Amorti, rebond et dynamisme : découvrez notre avis complet sur cette super trainer.

Après deux versions qui ont rapidement trouvé leur public, ASICS poursuit l’évolution de sa Superblast. Avec cette troisième génération, la marque japonaise conserve la philosophie du modèle tout en intégrant une nouvelle mousse issue de sa gamme élite.

 

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Pensée comme une chaussure d’entraînement premium capable d’offrir beaucoup d’amorti et du dynamisme sans plaque carbone, la Superblast 3 s’inscrit toujours dans la catégorie des “super trainers”. Avant de vous partager notre retour complet après plusieurs sorties terrain, voici ce qu’il faut savoir sur la chaussure sur le papier.

Une chaussure pensée pour accumuler les kilomètres

La Superblast 3 conserve les bases qui ont fait le succès du modèle. On retrouve une construction à fort stack, avec 46,5 mm au talon et 38,5 mm à l’avant-pied, associée à un drop de 8 mm. L’objectif reste d’offrir beaucoup d’amorti tout en conservant une transition fluide vers l’avant. Le modèle reste également dépourvu de plaque carbone. Le dynamisme repose donc sur la combinaison des mousses et sur le travail de la géométrie de la semelle.

Superblast 3 chaussure running

Une nouvelle mousse pour plus de rebond

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L’évolution principale de cette troisième version concerne l’introduction de la mousse FF LEAP. Selon ASICS, elle serait 33 % plus légère et 13 % plus réactive que la FF BLAST utilisée auparavant. La chaussure conserve une construction double mousse, avec la FF LEAP pour le rebond et la FF BLAST PLUS pour l’amorti et la stabilité. La géométrie de la semelle est également retravaillée pour accompagner la propulsion vers l’avant.

Avec un poids annoncé de 239 grammes, soit environ dix grammes de moins que la version précédente, la Superblast 3 vise toujours les coureurs qui recherchent une chaussure capable d’encaisser du volume tout en restant dynamique.

Reste désormais à vérifier comment ces promesses se traduisent sur la route.

Le test de la ASICS Superblast 3, notre avis !

Jules, du collectif runpack et aussi créateur du média velopack, a testé la Superblast 3 lors du marathon de Séville. Lui qui disputait son premier marathon officiel nous dit si ce modèle est une bonne chaussure.

 

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Séances réalisées :

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J’ai commencé à courir avec la ASICS Superblast 3 une dizaine de jours avant le marathon de Séville, dans la dernière phase de ma préparation. Elle m’a accompagné sur mes ultimes sorties d’affûtage, avant d’être utilisée le jour J pour le marathon, bouclé en 3h20.

Depuis, je l’utilise dans le cadre de ma préparation 10 km. J’ai réalisé avec elle des séances tempo soutenues, notamment des 4 x 1 000 m autour de 3’35/km, ainsi que des blocs progressifs de 10 minutes intégrés dans des sorties de 12 km.

Au fil des semaines, la Superblast 3 est devenue ma paire polyvalente : capable d’encaisser les sorties longues, de répondre présente sur des allures marathon, mais aussi de rester dynamique sur des séances plus rapides.

Superblast 3 chaussure running

Première impression :

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Avant de recevoir la ASICS Superblast 3, j’étais plutôt enthousiaste. Je m’attendais à une paire durable, avec beaucoup d’amorti, capable de préserver les jambes sur les gros volumes et sur marathon. L’idée était clairement d’avoir une chaussure qui permette d’économiser de l’énergie sur les séances clés et le jour de course.

En revanche, j’avais une petite appréhension sur le côté très moelleux annoncé. On me l’avait présentée comme encore plus souple que la Superblast 2, et je craignais qu’elle soit trop molle, avec une perte de dynamisme.

Finalement, le compromis est très bien trouvé : l’amorti est généreux, mais la chaussure reste capable de renvoyer de l’énergie et d’accompagner des allures soutenues, même sans plaque carbone.

À l’ouverture de la boîte, ma première réaction a concerné le coloris. Sur le papier, je n’étais pas particulièrement emballé. Mais ASICS a travaillé une direction artistique forte autour du lancement, avec un univers visuel assez électrisant qui donne du sens à la paire. Le fait d’avoir assisté à la conférence de presse de présentation m’a aussi permis de mieux comprendre le positionnement du modèle.

En main, la chaussure paraît immédiatement légère. La mousse semble très souple au toucher, ce qui laisse présager un amorti généreux. On comprend rapidement qu’on est face à une paire pensée pour convenir à un large spectre de coureurs.

Au premier chaussage, la sensation est très positive. J’ai opté pour du 42 ½, comme sur la Superblast 2, et le sizing reste cohérent avec les générations précédentes. Le confort est immédiat, avec un pied bien enveloppé, un maintien rassurant et une base stable malgré le stack important. La chaussure donne tout de suite une impression d’équilibre entre moelleux et stabilité.

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Un avis sur le Design de la chaussure ?

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Le coloris principal est plutôt foncé, ce qui a l’avantage de ne pas être trop salissant au quotidien. C’est un point positif, surtout pour une paire que j’utilise souvent.

En revanche, ce n’est pas un design qui s’accorde facilement avec toutes les tenues. Venant du cyclisme, j’ai tendance à préférer les chaussures claires, plus “clean”. Au moment de la sortie, J’ai cru qu’il y aurait seul ce coloris disponible et j’ai été un peu déçu.

Mais ASICS a dévoilé 2 autres coloris de cette Superblast 3, dont un plus clair que je trouve beaucoup plus réussi. Et autour de moi, les retours sont globalement très positifs : beaucoup ont vraiment apprécié l’identité visuelle du modèle.

Confort

Note :

(10/10)

Sur le confort, je mets clairement 10 sur 10 à la ASICS Superblast 3.

Franchement, il n’y a rien à redire. Le pied est parfaitement maintenu sans être compressé. Le laçage ne crée aucun point de pression, même sur des sorties longues, et l’empeigne est agréable, souple et bien structurée.

L’amorti apporte un vrai confort sous le pied, avec cette sensation moelleuse qui protège bien sur la durée. J’ai couru mon marathon avec seulement quatre sorties au préalable dans la paire, et je n’ai rencontré absolument aucun problème : ni échauffement, ni gêne, ni surprise le jour J. C’est rassurant et surement assez rare à ce niveau-là.

Superblast 3 chaussure running

 

Dynamisme

Note :

(/10)

Avant le marathon, j’avais une petite crainte sur le dynamisme de la ASICS Superblast 3, notamment à cause de son amorti très généreux. Finalement, la surprise est bonne.

Je pense que la paire peut convenir sans problème jusqu’à des allures autour de 3’50/km. Elle reste suffisamment réactive pour tenir un rythme soutenu, avec un bon compromis entre absorption et retour d’énergie.

En revanche, si on cherche à descendre significativement sous ces allures, on sent qu’on atteint ses limites. Pour des efforts très rapides ou des objectifs chronométriques purs, une chaussure avec plaque carbone ou plus orientée performance sera plus adaptée.

Si je la compare à la ASICS Sonicblast, avec laquelle j’ai réalisé mes PR sur 5 km et 10 km, et même un Hyrox, la différence est claire : la Sonicblast renvoie davantage d’énergie et se montre plus explosive. La Superblast 3, elle, mise davantage sur la polyvalence et la capacité à encaisser du volume tout en restant suffisamment dynamique.

Superblast 3 chaussure running

Amorti

Note :

(10/10)

Je ne maîtrise pas parfaitement le détail des technologies utilisées, mais l’évolution de la mousse entre la version 2 et la ASICS Superblast 3 se ressent clairement.

L’amorti est généreux sans être écrasant. On a une vraie sensation de protection sous le pied, notamment sur les longues distances. C’est le genre de chaussure qui “ne fait pas mal aux jambes” et c’est peut-être la meilleure façon de le résumer.

Sur marathon comme sur les séances tempo prolongées, j’ai senti une vraie économie musculaire. L’impact est bien absorbé, la foulée reste fluide, et on termine les sorties avec davantage de fraîcheur que sur des modèles plus fermes. Pour moi, amorti rime clairement avec économie sur cette paire.

Superblast 3 chaussure running

Stabilité/Maintien

Note :

(9/10)

Aujourd’hui, beaucoup de marques vont vers des mousses très souples et des constructions de plus en plus maximalistes, parfois au détriment de la stabilité.

Avec la ASICS Superblast 3, ce n’est pas le cas. Malgré un amorti généreux et une sensation de moelleux marquée, la chaussure reste bien équilibrée. On ne ressent pas d’instabilité latérale, même lorsque la fatigue s’installe ou que l’allure augmente.

Le maintien est rassurant, le pied est bien calé dans la chaussure, et la base large apporte une vraie sensation de sécurité. Pour une paire aussi confortable et protectrice, c’est un point très réussi. Aucun point faible notable sur cet aspect.

Adhérence

Note :

(8/10)

J’ai testé en profondeur la ASICS Superblast 3 à Séville au mois de février, dans des conditions plutôt favorables (environ 15°C, sol sec). Je n’ai pas eu l’occasion de la pousser sur sol détrempé ni de prendre des virages à haute vitesse.

Dans le cadre d’un footing ou d’un travail en endurance à intensité maîtrisée, l’adhérence est largement suffisante. La semelle extérieure fait le travail sans mauvaise surprise.

Ce n’est pas un modèle pensé pour des relances ultra-agressives ou des appuis extrêmes, mais pour son positionnement polyvalent route / marathon / tempo long, le grip est cohérent et dans la continuité de ce que propose ASICS avec ses différentes gammes.

Superblast 3 chaussure running

Qualité / Prix

Note :

(6/10)

Affichée à 220 €, la ASICS Superblast 3 se positionne sur un segment premium.

En termes de qualité perçue, on est clairement au niveau : finitions soignées, confort immédiat, maintien efficace et mousse performante. Sur les 140 kilomètres parcourus, les premiers signaux en matière de durabilité sont très positifs. La chaussure ne montre pas de faiblesse particulière, que ce soit au niveau de la tige ou de la semelle.

Ce qu’il faut surtout retenir, c’est sa polyvalence. Elle peut encaisser une préparation marathon, servir le jour J, puis enchaîner sur des séances tempo en vue d’un 10 km. Avoir une paire capable de couvrir autant de besoins justifie en partie son positionnement tarifaire.

Cela dit, à 220 €, l’investissement peut freiner. Mais si elle passe sous la barre des 200 € lors de promotions, ce qui arrivera probablement chez certains retailers en ligne, elle devient, selon moi, un très bon choix pour un large public de coureurs.

Superblast 3 chaussure running

 

Verdict

Je n’ai pas testé une quantité énorme de modèles, mais j’ai notamment couru avec la ASICS Gel-Nimbus 28, la ASICS Superblast 2, la ASICS Sonicblast et la ASICS Novablast.

Par rapport à la Gel-Nimbus 28, la Superblast 3 se montre plus polyvalente et plus dynamique. La Nimbus reste très orientée confort pur, alors que la Superblast 3 permet d’accélérer sans soucis.

Face à la Superblast 2, l’évolution est cohérente : on retrouve l’ADN du modèle avec un amorti généreux et une vraie capacité à encaisser du volume, mais avec une sensation encore plus aboutie en termes de compromis entre moelleux et réactivité.

Comparée à la Novablast, la Superblast 3 offre davantage d’amorti et une sensation plus “mature” dans la foulée, notamment sur longue distance.

Enfin, la Sonicblast est clairement plus dynamique et explosive, c’est le modèle vers lequel je vais quand je cherche de la vitesse pure (car pas encore envie de passer sur des plaques carbones). En revanche, elle offre moins de stabilité que la Superblast 3, qui reste plus rassurante sur endurance et longue distance.

En termes de sizing, rien à signaler. Je chausse du 42,5, comme sur mes autres modèles ASICS et même mes chaussures de ville, et je n’ai eu aucune surprise. La pointure est fidèle et cohérente avec le reste de la gamme.

Alors modèles validé ou pas ?

Ça a été un vrai coup de cœur.

La ASICS Superblast 3 coche énormément de cases : confort irréprochable, amorti protecteur, stabilité maîtrisée et dynamisme suffisant pour tenir des allures solides jusqu’à 3’50/km. C’est une chaussure qui permet d’enchaîner les kilomètres sans abîmer les jambes, tout en restant capable d’accélérer quand il le faut.

En tant que média spécialisé dans l’équipement running, on teste beaucoup de modèles aux positionnements très marqués : très performance, très confort, très spécifique. Ici, la force de la Superblast 3, c’est justement son équilibre. Elle ne cherche pas à être extrême, mais à être efficace partout.

Pour un coureur qui veut une paire polyvalente capable de couvrir une préparation marathon, un marathon, puis un début de prépa 10 km sans changer de chaussure, c’est un choix simple à recommander.À 220 €, elle est premium. Mais en dessous des 200 €, elle devient clairement une valeur sûre du marché actuel.

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