Chaussures de running

Avec 97g, adidas repousse les limites des supershoes avec la Adios Pro Evo 3

Publié le 23/04/2026

Plus légère que jamais, la adidas Adizero Adios Pro Evo 3 combine mousse et carbone pour améliorer l’économie de course.

Il y a des chiffres qui marquent plus que d’autres. Avec 97 grammes annoncés, la nouvelle adidas Adizero Adios Pro Evo 3 ne cherche pas seulement à évoluer. Elle change d’échelle. Dans un marché où les supershoes se jouent déjà sur des gains marginaux, adidas pousse ici un curseur rarement atteint : celui du poids extrême, appliqué à une chaussure pensée pour le marathon.

 

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Une chaussure sous les 100 grammes !

Passer sous la barre des 100 grammes n’est pas anodin. Sur la Adizero Adios Pro Evo 3, ce seuil devient le point de départ du projet. Avec une réduction d’environ 30% par rapport à la version précédente, adidas ne se contente pas d’alléger un modèle existant. La marque repense l’ensemble de la chaussure autour de cet objectif.

Chaque élément est concerné. L’upper, les lacets, les coutures, la semelle extérieure. Tout est revu pour limiter la masse sans altérer la fonction. Cette approche globale traduit une logique claire : réduire le poids pour améliorer l’efficacité mécanique de la foulée.

Dans les faits, cette stratégie s’inscrit dans une tendance déjà visible sur le marché. Mais ici, le niveau d’optimisation atteint reste rare. Là où certaines supershoes misent sur le volume de mousse ou la géométrie, adidas privilégie un équilibre entre légèreté et rendement.

Une construction entièrement tournée vers le rendement

Au cœur de la Evo 3, on retrouve une nouvelle version de la mousse Lightstrike Pro Evo. Plus légère, elle affiche une réduction de masse proche de 50% par rapport aux itérations précédentes. Ce gain permet d’augmenter le volume sous le pied sans pénaliser le poids total.

Avec 39 mm au talon et 36 mm à l’avant-pied, la chaussure reste dans les standards des modèles de compétition actuels. Ce stack élevé permet de conserver un niveau d’amorti adapté aux longues distances, tout en favorisant le retour d’énergie.

adidas annonce d’ailleurs un gain de 11% sur ce point à l’avant-pied. Un chiffre à replacer dans un contexte où chaque amélioration, même faible, peut avoir un impact sur la durée d’un marathon.

ENERGYRIM, une nouvelle lecture du carbone

L’autre évolution majeure repose sur l’introduction de la technologie ENERGYRIM. Contrairement à une plaque carbone classique, ce système agit comme une structure intégrée, capable de gérer à la fois la rigidité et la stabilité.

Son rôle est double. D’une part, il permet de supporter un volume de mousse plus important sous le pied. D’autre part, il ajuste précisément la rigidité pour accompagner la propulsion. Ce travail sur l’interaction entre mousse et carbone constitue un point central dans la recherche de rendement.

Plutôt que d’opposer amorti et dynamisme, la Evo 3 cherche à optimiser leur combinaison.

Adizero Adios Pro Evo 3, Une réduction poussée à l’extrême !

La recherche de légèreté ne s’arrête pas à la semelle intermédiaire. Elle se retrouve sur l’ensemble de la chaussure.

L’upper adopte une construction très minimaliste, inspirée des matériaux utilisés dans le kitesurf. L’objectif est simple : offrir un maintien suffisant tout en supprimant tout élément superflu. Le résultat se traduit par une sensation proche du “disparaître au pied”, avec un maintien ciblé sur les zones clés

Même logique sous la chaussure. La semelle extérieure se limite à l’essentiel, avec du caoutchouc Continental positionné uniquement à l’avant-pied. Ce choix permet de conserver de l’adhérence à haute vitesse sans alourdir l’ensemble. Ce travail de simplification extrême illustre une approche où chaque gramme compte. Rien n’est ajouté sans justification.

Des gains mesurés pour la longue distance

Au-delà du poids, adidas met en avant une amélioration de 1,6% de l’économie de course. Sur le papier, ce chiffre peut sembler limité. En pratique, il s’inscrit dans une logique bien connue sur les longues distances : l’accumulation de gains marginaux.

Réduire légèrement la dépense énergétique à chaque foulée peut, sur un marathon, produire un effet mesurable. C’est sur cette logique que repose une grande partie du développement des supershoes actuelles.

Avec la Evo 3, l’objectif n’est donc pas de transformer radicalement la foulée, mais de l’optimiser dans la durée.

Adizero Adios Pro Evo 3, pour un usage très spécifique

La Adizero Adios Pro Evo 3 s’inscrit clairement dans un usage élite. Son lancement en marge du marathon de Londres confirme cette orientation, avec une utilisation prévue par les athlètes les plus rapides de la marque.

Le positionnement reste cohérent avec ce type de produit. Distribution limitée, prix fixé à 500€, et disponibilité progressive en fonction des périodes de compétition. On est ici sur une chaussure de performance pure, loin d’un modèle destiné à l’entraînement ou à un usage polyvalent.

Dans ce contexte, la Evo 3 joue aussi un rôle de vitrine technologique. Elle permet à adidas d’explorer des solutions extrêmes, qui pourront ensuite influencer des modèles plus accessibles.

Au final, la Adizero Adios Pro Evo 3 ne se contente pas d’ajouter une nouvelle référence à la gamme Adizero. Elle pose une question plus large : jusqu’où peut-on pousser l’optimisation d’une chaussure de course sans compromettre son efficacité ? Avec moins de 100 grammes sur la balance, adidas apporte une première réponse, en misant sur un équilibre entre légèreté, amorti et rendement.

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